Archive for the ‘Articles presse’ Category

Carrefour cède les murs de 97 supermarchés en France pour 365 millions d’euros

Dimanche, janvier 8th, 2012
Le groupe Carrefour a cédé des murs de 97 supermarchés en France à La Française AM, pour un montant de 365 millions d’euros.
Carrefour continuera d’exploiter ces magasins sous enseigne Carrefour Market, sur la base de baux d’une durée de 12 ans, assortis d’options de renouvellement multiples ». Avec un parc de 600 supermarchés exploités en propre, auxquels s’ajoutent des supermarchés en franchise,  Carrefour optimise l’utilisation de ses capitaux employés et les réalloue au financement de projets de développement immobilier. Carrefour a suspendu en mai un projet controversé de mise en Bourse de sa foncière Carrefour Property, qui détient les murs des magasins. La mission de Carrefour Property est de gérer des actifs immobiliers en France, Espagne, Italie, de développer des projets immobiliers comme des centres commerciaux, de créer ou transférer des supermarchés pour augmenter la valeur immobilière des sites. Carrefour traverse une mauvaise passe, avec une dégringolade en Bourse de son action depuis le début de l’année. La Française AM, créée en 2009, gère milliards d’euros d’actifs.

Cannes et la rue d’Antibes : des prix qui flambent

Lundi, janvier 24th, 2011

Très chère rue d'Antibes que les enseignes s'arrachent. Les indépendants en font les frais

Le propriétaire de l’immeuble ne renouvelle plus ses baux depuis quatre ans. Objectif : louer à une grosse enseigne. Plus lucratif… Et pour cause l’angle Macé-Antibes attend un mégastore !

À l’angle des rues d’Antibes et Macé, des locaux commerciaux sont vides depuis plusieurs années déjà. Nous sommes rue d’Antibes. Au n° 72, à l’angle de la rue Macé. Vide depuis quatre ans, l’ex-Pharmacie internationale (installée depuis rue Commandant-André) offre une bien piètre image de la mythique artère cannoise. Et puis, rue Macé, on tombe sur une triste enfilade de trois commerces. Vides aussi. Disparus, le coiffeur Mickaël, parti il y a quatre ans, et les boutiques Ogoni, depuis deux ans. Aucune enseigne ne leur a succédé. Pire, tout l’immeuble s’est peu à peu vidé de ses occupants. Dans les étages, le dernier locataire – un avocat – va quitter les lieux dans deux mois. Que se passe-t-il ? Grosse enseigne en vue. Souhaitant récupérer l’intégralité de ses locaux, le propriétaire – la SA Lumière qui détient tout l’immeuble (et aussi le cinéma des Arcades, ce qui explique les affiches de films sur l’ex-pharmacie) – n’a renouvelé aucun bail depuis quatre ans. Objectif ? Réunir tous ses locaux commerciaux (soit plus de 600 m2 rien qu’au rez-de-chaussée) pour les louer à prix d’or à une grosse enseigne. Nespresso, H & M ? Des rumeurs. Grand Optical était un temps sur le coup mais la lenteur des procédures d’indemnisation a fait jeter l’éponge à l’opticien il y a un an. À ce jour, aucun nom ne circule. Même la comptable de SA Lumière « ne sait rien ». Deux commerçants en attente Pourquoi cet immobilisme ? Reste encore deux commerces à déloger, ou plutôt à indemniser : le salon Dessange et la boutique Paul and Shark. Tous deux attendent l’issue de la procédure auprès du tribunal de commerce de Grasse, lequel fixera les indemnisations de départ. « En attendant, on est pénalisé. Trois ans qu’on est dans une rue non entretenue », souligne le patron de Dessange, installé là depuis vingt-deux ans. Pour lui, l’avenir est incertain. Mais une chose est sûre. Même si son luxueux salon de 200 m2 marche très bien, il lui sera impossible de trouver un local rue d’Antibes. Inaccessible ! Verser 20 000 euros par mois pour 100 m2, seules les grosses griffes peuvent assumer. Et les petits commerçants d’être financièrement boutés hors de l’artère reine. « Les loyers deviennent démesurés. Notre affaire marche bien, mais je vais devoir arrêter mon activité, explique le patron franchisé de Paul and Shark, entreprise familiale installée depuis douze ans rue d’Antibes. Car la direction de ma marque m’impose d’être rue d’Antibes ou sur la Croisette, désormais intouchables. On ne peut plus accéder au seuil de rentabilité… C’est la mort des commerces. On est obligé de se battre. La propriétaire a été déboutée en première instance, l’affaire est en appel. » Six futurs mégastores ? Un mégastore devrait donc s’emparer de tout le bloc Antibes-Macé. Une tendance lourde.  Aujourd’hui, rue d’Antibes, au moins six locaux commerciaux avec un ou plusieurs étages libres au-dessus sont à la vente ou arriveront à la vente pour devenir des mégastores. Les commerçants propriétaires des murs gagneront dix à vingt fois plus sans rien faire. Et les locataires devront partir. »

Très chères artères Classement des artères les plus chères en 2010 (prix moyen du mètre carré en euros par an).

Dans le monde

5e avenue à New-York (États-Unis) : 18 454.

Causeway à Hong Kong (Chine) : 14 620.

Ginza à Tokyo (Japon) : 7 711.

New Bond street à Londres (Royaume-Uni) : 7 345.

Champs-Elysées, à Paris : 6 965.

À Cannes Croisette : 8 000. Rue d’Antibes : 2 300.

Commandant-André : 1 000.

États-Unis : 800.

Belges : 600.

Macé : 450.

Des loyers qui explosent La métamorphose prochaine de l’angle Macé-Antibes est symptomatique. « Pas un seul bail n’est reconduit normalement rue d’Antibes, indique un commerçant. A ceux qui payaient 3 000 euros de loyer par mois, on demande 10 à 12 000 euros… Ça ne passe plus ! » 2 300 euros le m2 par an Le prix du marché explose. Pour se payer la rue d’Antibes, il faut aujourd’hui débourser 2 300 euros le m2 par an, soit 230 000 euros annuels pour un local modeste de 100 m2, soit 20 000 euros par mois. « On a atteint un pic en 2008. Depuis, on stagne. En 2010, une quinzaine de transactions ont concerné la rue d’Antibes. Une vraie poule aux œufs d’or. En sursis, les magasins historiques cèdent la place aux grands groupes. Pas par un tour de passe-passe. Mais par le mécanisme du déplafonnement. À la fin d’un bail, deux possibilités de déplafonnement : une modification de la surface ou une modification notable dans l’environnement du magasin. Or les bailleurs se sont appuyés sur le fait que la rue devenue semi-piétonne s’est améliorée. Dans ce cas, la loi indique qu’il faut appliquer les loyers environnants. C’est ainsi que d’anciens baux ont pu voir leur montant multiplier par dix ou vingt du jour au lendemain. Une loi de la jungle économique dont les commerçants indépendants font les frais.  La suprématie des mégastores, dopée par la standardisation du commerce, a de beaux jours devant elle !

Le Forum vendu pour financer le chantier des Halles

Jeudi, octobre 28th, 2010

Pour 102 millions d’euros, les murs du Forum appartiendront définitivement aux sociétés Unibail et Axa, ce qui représente 30% de l’ensemble de l’opération de rénovation du site des Halles

La facture de la rénovation des halles s’élève à 802millions d’euros. La mairie va vendre les murs du centre commercial pour faire face à l’investissement.Avec une polémique à la clé.

Attention, dossier politiquement chaud. Alors que les travaux débutent, la Ville de Paris a annoncé hier avoir franchi une grande étape dans le financement de ce gigantesque chantier des Halles. Et l’addition s’annonce salée!

Un chantier à 802 millions d’euros. Le coût total du chantier des Halles s’élève donc à 802 millions d’euros (la dernière estimation était de 760 millions).

Ils serviront à financer notamment la transformation des jardins, la remise aux normes de la gare RER, la rénovation et l’extension du centre commercial, le Forum. Sur cette somme, 482 millions d’euros seront mobilisés pour financer les travaux du Forum et son toit, la canopée. Ce gigantesque chantier devrait s’achever en 2016.

Unibail et Axa achètent les Halles. La mairie de Paris vient de trouver une partie des fonds grâce à un partenariat avec Unibail et Axa. Ces deux entreprises ont accepté de mettre 238 millions d’euros de leur proche. « Unibail et Axa amènent 30% de l’ensemble de l’opération de rénovation du site des Halles », explique-t-on à la mairie de Paris. Comment leur faire sortir ces sommes? En leur vendant le centre commercial. Pour 102 millions d’euros, les murs du Forum appartiendront définitivement à Unibail et à Axa. Elles en étaient jusqu’ici propriétaires mais jusqu’en 2055 seulement. Ces deux entreprises seront aussi propriétaires des surfaces commerciales qui seront créées. Et cela, pour 100 millions d’euros. Enfin, pour 20 millions de plus, elles récupèrent, selon l’expression de la mairie de Paris, « des rues et des surfaces secondaires du Forum ». A noter qu’une fois le chantier achevé la Ville recevra entre 30 et 50 millions d’euros supplémentaires.

Un financement polémique. Ce montage financier sera présenté aux élus parisiens lors du Conseil de Paris de novembre. Dans l’entourage d’Anne Hidalgo, adjointe au maire chargée de l’urbanisme, on s’explique : « La ville n’a pas vocation à être propriétaire d’espaces commerciaux. » Mais, d’ores et déjà, cet accord fait polémique. « La décision de céder le centre commercial à Unibail est proprement scandaleuse. La ville fait un cadeau financier somptuaire à un gestionnaire commercial. Et la mairie de Paris prive la municipalité de recettes potentielles », s’emportent les élus verts du Conseil de Paris dans un communiqué intitulé « Les Halles : grande braderie municipale au profit d’Unibail-Rodamco ». A droite, c’est aussi un tollé. « Faire ce genre de transaction, de gré à gré, sans même un appel d’offres… Cela manque de transparence », souligne Jean-François Legaret, maire UMP du Ier arrondissement, qui ajoute : « L’ensemble de cette opération de transformation des Halles va certainement atteindre le milliard d’euros. Cela me semble déraisonnable en temps de crise. »

Source : LE PARISIEN

À la Porte Nord, le magasin CASA ferme ses portes

Dimanche, octobre 3rd, 2010

Les murs du magasin Casa, qui fermera définitivement le 30 octobre, intéresseraient l'enseigne voisine Vet Affaires.

Installé depuis octobre 1998 sur le parc commercial de la Porte Nord, le magasin CASA baissera définitivement le rideau fin octobre. …

Une fermeture qui va conduire au licenciement des salariées de l’enseigne.

Si, en dehors de la date de fermeture, aucun commentaire n’a été fait par la direction parisienne, il semble que la fermeture du magasin bruaysien s’explique d’abord par une baisse constante de son chiffre d’affaires depuis plusieurs mois. Une hypothèse confirmée par la responsable locale, en poste à Bruay depuis quatorze ans : « La crise est passée par là, lâche la salariée. Vu le peu de clients qu’attire le magasin depuis un peu plus d’un an, on sentait le vent tourner… Le magasin devrait fermer ses portes le 30 octobre au soir.

On avait beau s’y attendre quand la DRH nous a annoncé ça fin juillet, ça reste très dur à vivre. Et puis, on est dans le flou complet concernant notre avenir professionnel. La direction devrait nous proposer mi-octobre des ateliers pour apprendre à rédiger des CV et lettres de motivation, mais ça, on sait déjà faire. Il ne faudra pas qu’on baisse les bras. » Si des propositions de reclassement au sein du groupe leur ont bien été faites, la perspective de quitter la région a conduit le trio a décliné les offres.

Trois salariéessur le carreau

« On nous a proposé la Bretagne, le Jura, mais c’est incompatible avec nos vies de familles… Il y a bien d’autres magasins dans la région Nord (une dizaine, ndlr), mais vu les restrictions de personnel au sein du groupe, il n’y avait pas de places disponibles tout près », déplorent en choeur la responsable, son assistante et la troisième employée, qui vont dès lors être licenciées pour motif économique.

Concernant le devenir des lieux, les locaux intéresseraient l’enseigne Vet Affaires, basée près du magasin Lory. Spécialisé dans la vente de vêtements à bas prix, ce hard discounter – qui compte 110 magasins en France – emploie « une dizaine de salariés à la Porte-Nord ». Il se situerait « dans le top 10 » des franchises de l’enseigne aux dires du gérant bruaysien qui confirmait mardi avoir entendu parler de cette possibilité de rachat des murs de CASA.

Source : La voix du Nord

Léon de Bruxelles se donne les moyens

Lundi, août 2nd, 2010

Le groupe vient de céder les murs de 5 restaurants et d’augmenter sa capacité de financement pour l’acquisition de nouveaux restaurants grâce au soutien du pool bancaire emmené par la Société générale.

Pour le premier semestre 2010, le chiffre d’affaires HT de Léon de Bruxelles (56 unités) s’établit à 50,1 millions, en hausse de 21% par rapport à la même période en 2009. Un résultat qui encourage le spécialiste des moules à respecter le rythme de 5 à 8 nouveaux restaurants par an qu’il s’est fixé. Afin de trouver des fonds, il vient, d’une part, de céder les murs de cinq restaurants à la foncière immobilière Ciloger pour une valeur de 8,5 millions d’euros. Il s’agit des restaurant de Chilly-Mazarin et Brétigny-sur-Orge (91), Chartres (28), Valenciennes (59) et Lyon Meyzieu (69), qui resteront exploités par Léon de Bruxelles dans le cadre de baux commerciaux. D’autre part, le pool bancaire de la chaîne vient d’augmenter sa capacité de financement pour l’acquisition de nouveaux restaurants à hauteur de 20 millions d’euros, sécurisant ainsi le développement de l’enseigne jusqu’à fin 2013.

5 nouveaux restaurants en 2010

Après les ouvertures de Bretigny-sur-Orge et de Besançon au premier semestre, trois nouveaux restaurants verront le jour d’ici la fin de l’année à Lezennes, Nantes et Bourges. Ce dernier restaurant sera adapté aux zones commerciales de plus petite taille. Il comptera 150 places assises contre 194 pour les restaurants et conservera sa terrasse de 65 places.