Le Cabinet d’affaires Coysevox, spécialiste en immobilier d’entreprise et commercial

septembre 4th, 2010

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Carrefour cède les murs de 97 supermarchés en France pour 365 millions d’euros

janvier 8th, 2012
Le groupe Carrefour a cédé des murs de 97 supermarchés en France à La Française AM, pour un montant de 365 millions d’euros.
Carrefour continuera d’exploiter ces magasins sous enseigne Carrefour Market, sur la base de baux d’une durée de 12 ans, assortis d’options de renouvellement multiples ». Avec un parc de 600 supermarchés exploités en propre, auxquels s’ajoutent des supermarchés en franchise,  Carrefour optimise l’utilisation de ses capitaux employés et les réalloue au financement de projets de développement immobilier. Carrefour a suspendu en mai un projet controversé de mise en Bourse de sa foncière Carrefour Property, qui détient les murs des magasins. La mission de Carrefour Property est de gérer des actifs immobiliers en France, Espagne, Italie, de développer des projets immobiliers comme des centres commerciaux, de créer ou transférer des supermarchés pour augmenter la valeur immobilière des sites. Carrefour traverse une mauvaise passe, avec une dégringolade en Bourse de son action depuis le début de l’année. La Française AM, créée en 2009, gère milliards d’euros d’actifs.

Cannes et la rue d’Antibes : des prix qui flambent

janvier 24th, 2011

Très chère rue d'Antibes que les enseignes s'arrachent. Les indépendants en font les frais

Le propriétaire de l’immeuble ne renouvelle plus ses baux depuis quatre ans. Objectif : louer à une grosse enseigne. Plus lucratif… Et pour cause l’angle Macé-Antibes attend un mégastore !

À l’angle des rues d’Antibes et Macé, des locaux commerciaux sont vides depuis plusieurs années déjà. Nous sommes rue d’Antibes. Au n° 72, à l’angle de la rue Macé. Vide depuis quatre ans, l’ex-Pharmacie internationale (installée depuis rue Commandant-André) offre une bien piètre image de la mythique artère cannoise. Et puis, rue Macé, on tombe sur une triste enfilade de trois commerces. Vides aussi. Disparus, le coiffeur Mickaël, parti il y a quatre ans, et les boutiques Ogoni, depuis deux ans. Aucune enseigne ne leur a succédé. Pire, tout l’immeuble s’est peu à peu vidé de ses occupants. Dans les étages, le dernier locataire – un avocat – va quitter les lieux dans deux mois. Que se passe-t-il ? Grosse enseigne en vue. Souhaitant récupérer l’intégralité de ses locaux, le propriétaire – la SA Lumière qui détient tout l’immeuble (et aussi le cinéma des Arcades, ce qui explique les affiches de films sur l’ex-pharmacie) – n’a renouvelé aucun bail depuis quatre ans. Objectif ? Réunir tous ses locaux commerciaux (soit plus de 600 m2 rien qu’au rez-de-chaussée) pour les louer à prix d’or à une grosse enseigne. Nespresso, H & M ? Des rumeurs. Grand Optical était un temps sur le coup mais la lenteur des procédures d’indemnisation a fait jeter l’éponge à l’opticien il y a un an. À ce jour, aucun nom ne circule. Même la comptable de SA Lumière « ne sait rien ». Deux commerçants en attente Pourquoi cet immobilisme ? Reste encore deux commerces à déloger, ou plutôt à indemniser : le salon Dessange et la boutique Paul and Shark. Tous deux attendent l’issue de la procédure auprès du tribunal de commerce de Grasse, lequel fixera les indemnisations de départ. « En attendant, on est pénalisé. Trois ans qu’on est dans une rue non entretenue », souligne le patron de Dessange, installé là depuis vingt-deux ans. Pour lui, l’avenir est incertain. Mais une chose est sûre. Même si son luxueux salon de 200 m2 marche très bien, il lui sera impossible de trouver un local rue d’Antibes. Inaccessible ! Verser 20 000 euros par mois pour 100 m2, seules les grosses griffes peuvent assumer. Et les petits commerçants d’être financièrement boutés hors de l’artère reine. « Les loyers deviennent démesurés. Notre affaire marche bien, mais je vais devoir arrêter mon activité, explique le patron franchisé de Paul and Shark, entreprise familiale installée depuis douze ans rue d’Antibes. Car la direction de ma marque m’impose d’être rue d’Antibes ou sur la Croisette, désormais intouchables. On ne peut plus accéder au seuil de rentabilité… C’est la mort des commerces. On est obligé de se battre. La propriétaire a été déboutée en première instance, l’affaire est en appel. » Six futurs mégastores ? Un mégastore devrait donc s’emparer de tout le bloc Antibes-Macé. Une tendance lourde.  Aujourd’hui, rue d’Antibes, au moins six locaux commerciaux avec un ou plusieurs étages libres au-dessus sont à la vente ou arriveront à la vente pour devenir des mégastores. Les commerçants propriétaires des murs gagneront dix à vingt fois plus sans rien faire. Et les locataires devront partir. »

Très chères artères Classement des artères les plus chères en 2010 (prix moyen du mètre carré en euros par an).

Dans le monde

5e avenue à New-York (États-Unis) : 18 454.

Causeway à Hong Kong (Chine) : 14 620.

Ginza à Tokyo (Japon) : 7 711.

New Bond street à Londres (Royaume-Uni) : 7 345.

Champs-Elysées, à Paris : 6 965.

À Cannes Croisette : 8 000. Rue d’Antibes : 2 300.

Commandant-André : 1 000.

États-Unis : 800.

Belges : 600.

Macé : 450.

Des loyers qui explosent La métamorphose prochaine de l’angle Macé-Antibes est symptomatique. « Pas un seul bail n’est reconduit normalement rue d’Antibes, indique un commerçant. A ceux qui payaient 3 000 euros de loyer par mois, on demande 10 à 12 000 euros… Ça ne passe plus ! » 2 300 euros le m2 par an Le prix du marché explose. Pour se payer la rue d’Antibes, il faut aujourd’hui débourser 2 300 euros le m2 par an, soit 230 000 euros annuels pour un local modeste de 100 m2, soit 20 000 euros par mois. « On a atteint un pic en 2008. Depuis, on stagne. En 2010, une quinzaine de transactions ont concerné la rue d’Antibes. Une vraie poule aux œufs d’or. En sursis, les magasins historiques cèdent la place aux grands groupes. Pas par un tour de passe-passe. Mais par le mécanisme du déplafonnement. À la fin d’un bail, deux possibilités de déplafonnement : une modification de la surface ou une modification notable dans l’environnement du magasin. Or les bailleurs se sont appuyés sur le fait que la rue devenue semi-piétonne s’est améliorée. Dans ce cas, la loi indique qu’il faut appliquer les loyers environnants. C’est ainsi que d’anciens baux ont pu voir leur montant multiplier par dix ou vingt du jour au lendemain. Une loi de la jungle économique dont les commerçants indépendants font les frais.  La suprématie des mégastores, dopée par la standardisation du commerce, a de beaux jours devant elle !

Nouvel indice ICC et IRL 3ème trimestre 2010

janvier 19th, 2011

L’INSEE vient de publier le nouvel indice ICC et IRL :

ICC (Indice du Coût de la Construction)

ICC du 3ème trimestre 2010 : 1520 soit une variation de + 1,20 % sur un an

IRL (Indice de Référence des Loyers)

IRL du 4ème trimestre 2010 : 119,17 soit une variation de + 1,45 % sur un an

Il s’agit des indices de référence pour le calcul des révisions de loyers commerciaux. Attention à bien vérifier sur votre bail si l’indexation se fait tous les trois ans (triennal) ou bien chaque année.

Orléans la ville dynamise son centre ville de commerces

novembre 5th, 2010
La place du Martroi et la statue Jeanne d'Arc

La place du Martroi et la statue Jeanne d'Arc

La ville d’Orléans change son centre ville : après une rue de la République en pleine transformation (100% piétonnière). Deux grands noms de brasserie ont disparu : L’Eucalyptus et le grand caf’, le cinéma également. Construction d’un multiplexe cinéma Pathé au bords de la Loire.

La place d'Arc à Orléans

La place d'Arc à Orléans

Rue de la république Orléans

Rue Jeanne d'Arc Orléans

Le Forum vendu pour financer le chantier des Halles

octobre 28th, 2010

Pour 102 millions d’euros, les murs du Forum appartiendront définitivement aux sociétés Unibail et Axa, ce qui représente 30% de l’ensemble de l’opération de rénovation du site des Halles

La facture de la rénovation des halles s’élève à 802millions d’euros. La mairie va vendre les murs du centre commercial pour faire face à l’investissement.Avec une polémique à la clé.

Attention, dossier politiquement chaud. Alors que les travaux débutent, la Ville de Paris a annoncé hier avoir franchi une grande étape dans le financement de ce gigantesque chantier des Halles. Et l’addition s’annonce salée!

Un chantier à 802 millions d’euros. Le coût total du chantier des Halles s’élève donc à 802 millions d’euros (la dernière estimation était de 760 millions).

Ils serviront à financer notamment la transformation des jardins, la remise aux normes de la gare RER, la rénovation et l’extension du centre commercial, le Forum. Sur cette somme, 482 millions d’euros seront mobilisés pour financer les travaux du Forum et son toit, la canopée. Ce gigantesque chantier devrait s’achever en 2016.

Unibail et Axa achètent les Halles. La mairie de Paris vient de trouver une partie des fonds grâce à un partenariat avec Unibail et Axa. Ces deux entreprises ont accepté de mettre 238 millions d’euros de leur proche. « Unibail et Axa amènent 30% de l’ensemble de l’opération de rénovation du site des Halles », explique-t-on à la mairie de Paris. Comment leur faire sortir ces sommes? En leur vendant le centre commercial. Pour 102 millions d’euros, les murs du Forum appartiendront définitivement à Unibail et à Axa. Elles en étaient jusqu’ici propriétaires mais jusqu’en 2055 seulement. Ces deux entreprises seront aussi propriétaires des surfaces commerciales qui seront créées. Et cela, pour 100 millions d’euros. Enfin, pour 20 millions de plus, elles récupèrent, selon l’expression de la mairie de Paris, « des rues et des surfaces secondaires du Forum ». A noter qu’une fois le chantier achevé la Ville recevra entre 30 et 50 millions d’euros supplémentaires.

Un financement polémique. Ce montage financier sera présenté aux élus parisiens lors du Conseil de Paris de novembre. Dans l’entourage d’Anne Hidalgo, adjointe au maire chargée de l’urbanisme, on s’explique : « La ville n’a pas vocation à être propriétaire d’espaces commerciaux. » Mais, d’ores et déjà, cet accord fait polémique. « La décision de céder le centre commercial à Unibail est proprement scandaleuse. La ville fait un cadeau financier somptuaire à un gestionnaire commercial. Et la mairie de Paris prive la municipalité de recettes potentielles », s’emportent les élus verts du Conseil de Paris dans un communiqué intitulé « Les Halles : grande braderie municipale au profit d’Unibail-Rodamco ». A droite, c’est aussi un tollé. « Faire ce genre de transaction, de gré à gré, sans même un appel d’offres… Cela manque de transparence », souligne Jean-François Legaret, maire UMP du Ier arrondissement, qui ajoute : « L’ensemble de cette opération de transformation des Halles va certainement atteindre le milliard d’euros. Cela me semble déraisonnable en temps de crise. »

Source : LE PARISIEN